Mercredi 19 janvier 2005
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OU SONT PASSEES
LES PISTES CYCLABLES ?
Le 18 décembre 2004 se déroulait l’inauguration de l’avenue de la République rénovée.
Nul doute que les officiels se félicitaient du nouveau visage pris par l’artère principale de la ville.
Ce n’est pas le cas des Verts.
En travaillant à ce réaménagement, notre élu aux Déplacements urbains et à l’environnement Jean-François
MONIN0, a poussé pour que nous allions plus loin dans notre ambition de remodeler l’espace public.
Il n’a pas été écouté et les pistes cyclables, pourtant envisagées dans le projet initial, sont passées à la trappe. Des arguments techniques ont été avancés
pour justifier cet abandon (les couloirs protégés ne pouvaient pas accueillir à la fois les bus et les vélos). Avec un peu d’imagination et surtout une vraie volonté politique, on aurait autant
pu trouver la solution (partager les trottoirs, par exemple).
Les Verts sont les premiers à dire qu’investir dans le beau est le choix le plus rentable à long terme.
Valoriser l’espace public, même si cela a un coût, c’est respecter les habitants qui, en retour, se soucieront plus de préserver leur environnement s’il est de qualité. C’est aussi soigner les
plantations d’arbres et développer le fleurissement de la
cité.
Encore faut-il que le beau soit utile !
C’est-à-dire qu’il réponde à un usage moderne de la cité. Loin d’être un gadget, la réalisation de pistes cyclables est souvent le premier pas accompli par les
villes qui s’engagent sur la voie d’un urbanisme plus humain.
Aubervilliers a quinze ans de retard en la matière.
Peut-on sérieusement parler de développement durable si l’on rechigne à passer aux actes dès que s’en présente la possibilité ? Une ville de banlieue a le
droit d’avoir une ambition écologique, cela n’est pas réservé aux communes aisées.
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