Mercredi 21 novembre 2007
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Certains, pour ne pas effaroucher, préfèrent parler de lieu de culte pour les musulmans. Arrêtons l’hypocrisie ! Une église c’est une église… une mosquée c’est une mosquée.
Le mot est tabou car chargé de tous les fantasmes. Pourtant, le temps est venu d’en parler de façon sereine et responsable. Dans une ville comme Aubervilliers, 30% de la population est d’origine
maghrébine ou africaine. Parmi elle, 10% pratique la religion musulmane, de manière assidue. Comme les autres communautés religieuses, ces habitants doivent avoir la possibilité de vivre leur
croyance dans un espace réservé à cet effet. Ni plus, ni moins.
Dans cette affirmation, il n’y a rien qui doive heurter le reste de la collectivité. A condition, toutefois, de ne pas instrumentaliser cette question pour en faire un débat sur le
communautarisme qui n’a pas lieu d’être. Les Verts locaux, en tant que personnes publiques et laïques, militent pour un en commun à renforcer dans notre ville si diverse. Nous pensons qu’un
consensus réaffirmé sur les règles de vie collective ne se fera qu’à partir du respect de l’identité de chacun.
Dans ce cadre, la question de la loi de 1905 est à revoir. En son temps, elle a organisé la séparation des Eglises et de l’Etat. Mais elle avait été aussi écrite pour favoriser la liberté de
culte dans un souci de tolérance. Depuis, une religion, qui est devenue la deuxième de France, est apparue. Il s’agit de prendre ce fait en compte pour permettre aux musulmans de pratiquer dans
le respect des lois de la République. Il faut donc que l’Etat fasse l’effort nécessaire pour que soit comblé le retard pris afin qu’on en finisse avec l’islam des caves qui, parce qu’il symbolise
une forme d’exclusion et de monde parallèle, engendre parfois la tentation de l’extrémisme.
Par Jean-François Monino
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Publié dans : Mosquée
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